Celui qui aime son frère demeure dans la lumière et il n'y a en lui aucune occasion de chute. 1Jn 2.10
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Bible de Jérusalem ++

Attention_ Il s'agit d'un livre apocryphe, ce sont des textes que l'Église catholique n'a pas retenus dans son canon. Ce sont des œuvres dont on ne peut assurer totalement l'origine, ou attribuées à une personne dont on sait qu'il est impossible qu'elle les ait écrites elle-même (les Églises issues de la Réforme les nomment pseudépigraphes).
  • 14.1
    Ce livre est la parole de justice et de la correction des veilleurs qui existent depuis l’éternité, selon que l’a ordonné le Saint et le Grand dans cette vision.
  • 14.2
    J’ai vu moi‑même, dans mon sommeil, ce que maintenant je dis, moi, avec une langue de chair et avec mon souffle, que le Grand a donnée à la bouche des hommes pour que par lui ils parlent entre eux et (se) comprennent en leur cœur.
  • 14.3
    De même que Dieu a créé l’homme et lui a donné de comprendre la parole de science, ainsi il m’a créé, moi aussi, et m’a donné de reprendre les veilleurs, enfants du ciel.
  • 14.4
    J’ai écrit votre prière ; mais dans ma vision il me fut montré que votre prière ne serait pas exaucée durant tous les jours du monde, et que le jugement est accompli sur vous, et qu’elle (votre prière) ne sera pas exaucée.
  • 14.5
    Désormais vous ne monterez plus au ciel de toute éternité : il a été ordonné de vous enchaîner sur la terre pour tous les jours du monde.
  • 14.6
    Mais auparavant vous aurez vu le meurtre de vos enfants bien‑aimés ; et vous ne les posséderez point, mais ils tomberont devant vous par l’épée.
  • 14.7
    Et votre prière ne sera (exaucée) ni pour eux ni pour vous, et vous‑mêmes, tandis que vous pleurez et que vous suppliez, vous ne prononcez pas une parole de l’écrit que j’ai écrit.
  • 14.8
    Or la vision m’apparut ainsi : voici que des nuages m’appelèrent dans la vision , et une nuée m’appela ; et le cours des étoiles et les éclairs me firent hâter et me désirèrent ; et les vents, dans la vision, me firent voler, et me firent hâter ; ils m’emportèrent en haut et me firent entrer dans les cieux.
  • 14.9
    J’entrai jusqu’à ce que je fusse (arrivé) près d’un mur construit en pierres de grêle ; des langues de feu l’entouraient, et elles commencèrent à m’effrayer.
  • 14.10
    J’entrai dans les langues de feu et j’approchai d’une grande maison, bâtie en pierres de grêle ; les murs de cette maison étaient comme une mosaïque en pierres de grêle, et son sol était de grêle.
  • 14.11
    Son toit était comme le chemin des étoiles et (comme) des éclairs ; au milieu (se tenaient) des chérubins de feu, et son ciel était d’eau.
  • 14.12
    Un feu ardent entourait les murs, et sa porte (de la maison) flambait dans le feu.
  • 14.13
    J’entrai dans cette maison; elle était brûlante comme du feu et froide comme de la neige ; et il n’y avait dans cette maison aucun des agréments de la vie ; la crainte m’accabla et le tremblement me saisit.
  • 14.14
    Ému et tremblant, je tombai sur ma face et je vis une vision.
  • 14.15
    Et voici : (c’était) une autre maison, plus grande que la première, dont toutes les portes étaient ouvertes devant moi ; elle était bâtie en langues de feu,
  • 14.16
    et en tout si excellente, en magnificence, en splendeur et en grandeur, que je ne puis vous le dire à cause de sa magnificence et de sa grandeur.
  • 14.17
    Son sol était de feu ; des éclairs et le cours des étoiles (formaient) sa partie supérieure, et son toit, lui aussi, était de feu ardent.
  • 14.18
    Et je regardai, et je vis dans cette maison un trône élevé dont l’aspect était celui du cristal, et dont le pourtour était comme le soleil brillant, et la voix des chérubins (se faisait entendre).
  • 14.19
    De sous le trône sortaient des fleuves de feu ardent, et je ne pouvais pas (les) regarder.
  • 14.20
    La grande gloire siégeait sur ce trône, et son vêtement était plus brillant que le soleil et plus blanc que toute neige.
  • 14.21
    Pas un ange ne pouvait entrer dans cette maison et voir la face du Glorieux et du Magnifique, et aucun être de chair ne pouvait le regarder.
  • 14.22
    Un feu ardent l’entourait, et un grande feu se dressait devant lui ; aucun de ceux qui l’entouraient ne s’approchait de lui ; des myriades de myriades (d’anges) se tenaient devant lui, mais lui ne demandait pas conseil.
  • 14.23
    Et les saintetés des saints qui étaient près de lui ne s’éloignaient pas pendant la nuit et ne se séparaient pas de lui.
  • 14.24
    Et moi, jusqu’à ce moment, j’étais sur ma face voilée, tremblant, et le Seigneur, de sa propre bouche, m’appela et me dit : Viens ici , Hénoch , et écoute ma parole sainte.
  • 14.25
    Et s’étant approché de moi, l’un des saints m’éveilla, me fit lever et approcher de la porte ; et moi je regardais, la tête baissée.

 


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